Washington refuse et annule les visas des dirigeants de l’OLP et de l’Autorité palestinienne, dont Mahmoud Abbas, les empêchant de participer à la prochaine Assemblée générale de l’ONU.
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Washington refuse et annule les visas des dirigeants de l’OLP et de l’Autorité palestinienne, dont Mahmoud Abbas, les empêchant de participer à la prochaine Assemblée générale de l’ONU.

Les États-Unis ont annoncé qu’ils interdisaient aux hauts responsables de l’Autorité palestinienne, y compris le président Mahmoud Abbas, d’obtenir des visas pour entrer sur le territoire américain et qu’ils annulaient les visas existants afin de les empêcher d’assister à la prochaine réunion de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Le ministère palestinien des Affaires étrangères a exprimé sa surprise face à cette décision.
Dans un communiqué publié vendredi, le département d’État américain a indiqué : « Le secrétaire Marco Rubio refuse et annule les visas des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité palestinienne avant la tenue de l’Assemblée générale des Nations unies. »
Le communiqué ajoute : « L’administration Trump est claire : notre sécurité nationale exige que nous tenions l’OLP et l’Autorité palestinienne responsables de leur non-respect de leurs engagements et de leur action contre les perspectives de paix. »
Le département d’État américain accuse également les Palestiniens de mener une « guerre juridique » en saisissant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de Justice pour poursuivre Israël, et dénonce leurs efforts visant à obtenir ce qu’il qualifie de « reconnaissance unilatérale d’un État palestinien hypothétique ».
Violation de l’accord de siège
La présidence palestinienne a exprimé son regret suite à cette décision américaine, affirmant qu’elle « viole le droit international et l’accord de siège » et appelant les États-Unis à reconsidérer cette mesure.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a déclaré : « Nous sommes surpris de la décision de Washington d’empêcher notre délégation, dirigée par le président palestinien, d’assister aux réunions de l’ONU. » Il a ajouté que cette décision constitue une violation de l’accord de siège des Nations unies et a appelé le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ainsi que le Conseil de sécurité à assumer leurs responsabilités.
Le ministère a précisé dans un communiqué que la décision américaine « échouera à empêcher la reconnaissance internationale de l’État palestinien » et a appelé à « des solutions diplomatiques et juridiques garantissant la participation de la délégation palestinienne aux réunions de l’Assemblée générale ».
Conformément à l’accord entre les Nations unies et les États-Unis, en tant qu’État hôte de l’organisation à New York, Washington n’a pas le droit de refuser des visas aux responsables se rendant à l’ONU.
Par ailleurs, Tel-Aviv a remercié les États-Unis pour cette décision, la qualifiant de réponse à la « guerre juridique » contre Israël.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a déclaré : « Je remercie le secrétaire Marco Rubio pour sa décision de refuser les visas aux dirigeants de l’OLP et de l’Autorité palestinienne. »
Il a ajouté : « Nous remercions le président Trump et l’administration américaine pour cette initiative courageuse et pour leur soutien renouvelé à Israël. »
Dans ce contexte, le site américain Axios rapporte que, selon certaines sources, l’administration Trump tente de dissuader le président de l’Autorité palestinienne d’annoncer l’État palestinien dans son discours devant l’Assemblée générale.
Ces sources précisent que ce sujet a été abordé lors d’une réunion entre les ministres des Affaires étrangères américain et israélien mercredi dernier à Washington.
Selon elles, Sa’ar a encouragé Rubio à refuser les visas à la délégation palestinienne pour l’Assemblée générale.
Plusieurs pays, dont la France, prévoient de reconnaître l’État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, en raison de la poursuite par Israël de sa politique de guerre et de blocus contre les Palestiniens à Gaza et de sa volonté d’annexer la Cisjordanie occupée.
Le Diplomate est un média indépendant d’actualité et d’analyse consacré aux relations internationales, à la diplomatie et aux enjeux stratégiques (défense, sécurité, influence).
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