Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a annoncé un nouveau cycle de discussions au format trilatéral avec la Russia et les United States comme médiateur, prévu mercredi 4 et jeudi 5 février à Abu Dhabi.
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Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a annoncé un nouveau cycle de discussions au format trilatéral avec la Russia et les United States comme médiateur, prévu mercredi 4 et jeudi 5 février à Abu Dhabi.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a annoncé un nouveau cycle de discussions au format trilatéral avec la Russia et les United States comme médiateur, prévu mercredi 4 et jeudi 5 février à Abu Dhabi. Dans un message publié sur X, Volodymyr Zelenskiy a indiqué que « les dates des prochaines réunions trilatérales ont été fixées » aux 4 et 5 février à Abu Dhabi, après un compte rendu transmis par son équipe de négociation.
Ces discussions font suite aux réunions des 23 et 24 janvier lorsque des représentants ukrainiens, russes et américains se sont réunis à Abu Dhabi à l’invitation des Émirats arabes unis. À l’issue de ces deux jours, aucune annonce d’accord n’a été faite publiquement, mais les trois parties ont laissé entendre que le format devait se poursuivre.
Les autorités émiriennes avaient alors présenté leur rôle comme celui d’un pays hôte facilitant le dialogue. Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères, Abdullah bin Zayed, a salué l’accueil de pourparlers trilatéraux entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, en soulignant l’orientation vers une « solution politique » et la réduction des tensions.
Initialement évoqué autour du 1er février, la réunion a finalement été annoncé pour les 4 et 5 février, sans explication détaillée sur le report.
Côté russe, la confirmation du nouveau rendez-vous a également été relayée par des sources médiatiques proches des autorités.
Sur les délégations, les informations publiques restent partielles. Lors des rencontres de fin janvier, les Émirats ont indiqué que leur président avait reçu les chefs de délégation participant aux discussions, et ont mentionné la présence d’envoyés américains, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, parmi les participants cités par la communication officielle émirienne.
Dans ses messages publics, le président ukrainien a dit souhaiter que ces échanges contribuent à une « fin réelle et digne de la guerre », tout en mettant en avant la volonté de « discussions substantielles ».
Les déclarations venues de Moscou, elles, ont continué de souligner l’ampleur des désaccords. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a décrit les discussions comme « constructives » tout en affirmant que les obstacles restaient majeurs.
Plus largement, les points de friction restent connus et structurels. Ils portent notamment sur le contrôle territorial des régions occupées, les garanties de sécurité réclamées par Kiev, ainsi que l’architecture d’un éventuel cessez-le-feu et ses modalités de vérification. Ces divergences ont été décrites comme centrales par plusieurs comptes rendus de presse du premier cycle de janvier.
Le choix d’Abu Dhabi confirme le rôle des Émirats arabes unis comme plateforme de médiation et d’hébergement, rôle déjà visible dans le volet humanitaire du conflit. Le ministère émirien des Affaires étrangères a communiqué à plusieurs reprises sur des échanges de prisonniers facilités par sa médiation, en revendiquant un volume cumulé de captifs échangés via ses bons offices.
Cette dimension humanitaire est régulièrement mise en avant par Abu Dhabi pour justifier sa capacité à parler aux deux camps et à accueillir des discussions dans un format rare depuis le début de la guerre.
Le contexte militaire et humanitaire continue de peser sur ces discussions. Ces derniers jours, des frappes et attaques de drones ont encore été signalées, avec des victimes civiles et des dommages sur des infrastructures, dans un hiver marqué par des tensions sur l’approvisionnement énergétique et des températures très basses.
Dans ce cadre, plusieurs informations ont également circulé sur des pauses temporaires ou des discussions autour des frappes visant les infrastructures énergétiques, sans que l’existence, le périmètre ou la mise en œuvre d’un engagement réciproque aient été documentés de manière uniforme par les parties.
À ce stade, la réunion des 4 et 5 février apparaît surtout comme un rendez-vous de continuité. Les précédents échanges n’ont pas produit d’annonce d’accord, mais ont maintenu un canal de discussions sous médiation américaine, que Washington a qualifié de « constructif » dans les jours suivants.
Reste l’inconnue majeure qui accompagne le fil des discussions depuis le début de la guerre, la capacité des parties à dépasser des positions publiques très éloignées. À Abu Dhabi, la diplomatie reprend, mais elle le fait sous la pression du front, des infrastructures fragilisées et d’une défiance profonde entre Kiev et Moscou.
Le Diplomate est un média indépendant d’actualité et d’analyse consacré aux relations internationales, à la diplomatie et aux enjeux stratégiques (défense, sécurité, influence).
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