Light
Dark

Frappes en Iran : Macron réunit un Conseil de défense et appelle à un retour au « travail diplomatique »

Le président français Emmanuel Macron a présidé un Conseil de défense samedi soir sur la situation en Iran et au Moyen-Orient, après les frappes israélo-américaines sur ce pays et la riposte de Téhéran, a annoncé l’Élysée.

000-63cv9za-69680b29849a2122788331 thumbnail

A la suite des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran et de la riposte de Téhéran dans plusieurs pays de la région, Emmanuel Macron a réuni samedi un Conseil de défense et de sécurité nationale à l’Élysée. Le chef de l’État a assuré que la France n’avait été « ni prévenue, ni impliquée » et a fixé comme priorités la protection des ressortissants, des emprises françaises au Moyen-Orient et la relance d’une séquence diplomatique.

Ce samedi soir, l’Élysée a annoncé puis tenu un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à « la situation en Iran et au Moyen-Orient », quelques heures après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran et alors que Téhéran lançait des frappes de riposte dans la région.

Dans ses propos introductifs, Emmanuel Macron a souligné que « les États-Unis d’Amérique et Israël ont décidé de frapper l’Iran ces dernières heures » et a ajouté que « la France n’a été ni prévenue, ni impliquée, tout comme d’ailleurs l’ensemble des pays de la région et nos alliés ».

Une ligne affichée à l’Élysée

Devant le Premier ministre et plusieurs ministres, ainsi que de hauts responsables, le président a décrit une riposte iranienne touchant « de très nombreux pays amis », où la France dispose « d’emprises militaires et des ressortissants », évoquant des conséquences sur « la stabilité régionale » et « la paix ».

Sur ces informations, les priorités françaises sont, d’abord, « la sécurité de nos ressortissants dans tous les pays qui sont aujourd’hui frappés ». Ensuite, « la sécurité de nos emprises, militaires et diplomatiques », ainsi que « la sécurité sur le territoire national ». Enfin, Emmanuel Macron a dit vouloir « prendre toutes les initiatives utiles pour que le travail diplomatique reprenne ses droits ».

Cette position a été reprise dans plusieurs média, qui rapportent la même ligne, non-participation française aux frappes et insistance sur la voie diplomatique.

Contacts régionaux et coordination européenne

Selon l’Élysée, Emmanuel Macron s’est entretenu « avec la plupart des dirigeants de la région », citant l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Jordanie, l’Irak, le Koweït et la région autonome du Kurdistan, « à l’exception d’Israël ».

Le même jour, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont publié une déclaration conjointe dans laquelle ils affirment ne pas avoir participé aux frappes, tout en disant être en « contact étroit » avec leurs partenaires, y compris les États-Unis, Israël et les partenaires régionaux. Le texte condamne « avec la plus grande fermeté » les attaques iraniennes contre des pays de la région, appelle à « la reprise des négociations » et réaffirme que « le peuple iranien doit pouvoir décider de son propre avenir ».

Sur le volet consulaire, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a publié samedi des consignes de sécurité actualisées pour plusieurs pays du Moyen-Orient, dont l’Iran, indiquant notamment que l’espace aérien y a été fermé et que des vols ont été annulés, avec des recommandations de prudence et des contacts d’urgence de l’ambassade à Téhéran et du Centre de crise.

Dans sa rubrique « Conseils aux voyageurs » pour l’Iran, le ministère indique également qu’en raison des frappes militaires, il est rappelé aux ressortissants français de « s’abstenir de tout déplacement » en Iran et que « les vols depuis et vers l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran sont suspendus ».

À l’issue de la réunion à l’Élysée, l’exécutif assume une double priorité. La première est opérationnelle, protéger les Français, les implantations françaises et les partenaires exposés à la riposte iranienne. La seconde est politique, pousser à une reprise des échanges diplomatiques, Emmanuel Macron martelant que le « travail diplomatique » doit « reprendre ses droits » face à une crise qu’il ne juge pas soluble dans la seule logique des frappes.

Le Diplomate

Le Diplomate

Le Diplomate est un média indépendant d’actualité et d’analyse consacré aux relations internationales, à la diplomatie et aux enjeux stratégiques (défense, sécurité, influence).

L’actualité essentielle pour bien commencer votre journée

Profitez du meilleur du Diplomate dans votre boîte de réception !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Le Bulletin diplomatique

Votre rendez-vous quotidien avec l’actualité française et internationale.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *